Fuck le dimanche soir


 

Je suis atteinte.

 

Ca s’appelle le blues du dimanche soir.

Entre fuck et blues, vive les anglicismes. Mais, peut-on lancer un baise la mélancolie du dimanche soir? Pas sûr.
Ou bien merde aux idées noires?
Ça sonne déjà un peu mieux.

J’ai commencé à écrire sur le manque d’articles dans les magazines féminins puis j’ai eu faim.
En fait non, j’ai réalisé qu’un Gü c’est bien joli mais ça ne suffit pas pour vivre, ce malgré le nombre élevé de calories (386 kcal pour 100 g).
J’ai la paresse de cuisiner quoi que ce soit et je n’ai rien sous la main qui se cuisine facilement. A l’heure qu’il est, pas question de découper, éplucher, décortiquer, tailler, tremper, rincer.

Fausse bonne fille, j’appelle mon père sous prétexte de prendre des nouvelles, ben oui, il fait froid, la nuit tombe; tout ça  pour lui demander de rapporter quelque chose de chez Mac Donalds. Alibi : Salade Caesar.
Manque de chance il s’arrête devant chez Quick. A l’exception des ailes de poulet je n’aime pas du tout ce qu’ils font.
Si ça se trouve c’était une chance, je ne devrais pas manger toutes ces horribles choses susceptibles de faire flancher mon coeur après avoir saturé mes artères de gras, enrobé mes cuisses, rembourré mes fesses et gonflé mon ventre.

J’ai faim, mon père est rentré sans rien,  j’ai de la nourriture dans le réfrigérateur, le congélateur, les placards, sur le balcon, je ne veux pas me lever, je n’ai plus la tête à mon billet, je me demande pourquoi il ne m’appelle pas, si je devrais l’appeler* et l’autre où veut-il en venir, pourquoi j’y pense…
Paperback writer, une idée? http://playgroundlove.canalblog.com/

Ça y est je suis rattrapée par le spleen.
Il n’est que 17h00 et ma vie est foutue une fois de plus.
Chaque dimanche soir, j’ai l’impression que tout est perdu, que tout est nul, que tout est gris.
Je veux tout arrêter,  tout jeter, m’en aller, partir loin.
A quoi bon? Demain c’est lundi.

 

On est quand même obligés de garder le dimanche?

 

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