L’Alocodrome


L’Alocodrome

45 rue des trois bornes,75011 Paris

 

 
Vendredi soir Conceptualist Hic et moi sommes allées dîner à L’Alocodrome.
En fait je voulais y aller depuis avant l’ouverture (ça remonte), avec Mademoiselle A (on passe un temps certain à manger), mais soit ce n’était (toujours) pas ouvert, soit c’était fermé.
Il se trouve que Conceptualist Hic y est allée la semaine dernière, elle a bien aimé et nous nous sommes décidées pour vendredi.

 

 
J’ai la flemme de faire des phrases (officiellement ma gorge et mes oreilles me démangent, or c’est bien connu, c’est très handicapant pour écrire) donc je vais vous infliger une énumération en vrac, au mépris du triptyque sujet-verbe-complément, sans conjonctions de coordination et avec une ponctuation approximative :

 

 
- bon accueil,
- décoration en manque d’inspiration mais il y a un effort pour rendre l’endroit agréable
- sièges plutôt confortables, avec un coussin, idéal pour les gens comme moi qui ont besoin d’un point d’appui multifonctions (de bonne taille mais pratique, maniable, moelleux, réconfortant, joli et j’en passe)

 

 

- deux petites salles, l’une au rez-de chaussée, classique, baie vitrée, vue sur la rue et l’autre dans une cave au sous-sol
- un concert de jazz à la cave, gentiment proposé par la patronne, bonne idée, le concert mais une fois descendues nous sommes très vite remontées car la cave avait beau être plus fraîche que l’autre salle (il faisait bien chaud), le déluge de décibels aux accords pas toujours harmonieux dans les oreilles a eu raison du concept, nous ne nous entendions même plus

 

 

- quelques personnes (à l’africaine) dont on se demande si elles sont clientes, employées, en visite de courtoisie…
- quelques clients (à l’africaine, je me répète) forts bruyants et démonstratifs
– température trop élevée dans la salle malgré un ventilateur (trop petit) que la patronne a réorienté pour nous apaiser un peu

 

 
- jus de gingembre très bon et judicieusement agrémenté de feuilles de menthe
La responsable nous a annoncé qu’il n’y avait pas de bissap, après quoi Conceptualist Hic lui a fait remarquer qu’il n’y avait pas de gingembre la semaine dernière; pour ceux qui l’ignoraient, sachez que le jus de bissap et le jus de gingembre sont quasiment devenus des incontournables pour accompagner la cuisine d’Afrique de l’Ouest, c’est un peu comme s’il n’y avait pas de vin. Inutile de me dire que le vin est alcoolisé et le reste non, je sais bien mais culturellement, dans le cadre d’un repas à l’extérieur, ce me semble être le meilleur comparatif et après ça je me sens un peu obligée de mettre un point. C’est ridicule puisqu’il n’y en avait pas à la fin des précédentes composantes de mon énumération mais l’idée de terminer ma petite affaire sauvagement me chagrinait; et pan, un second point.

J’avais oublié de vous dire qu’en fait les jus sont victimes de leur succès, mais Madame va faire de plus grandes quantités dorénavant. Voilà, c’est fait, j’ai rajouté une phrase.

 

 
- bref, l’attiéké-poisson était bon, pas exceptionnel, mais bon, le plat arrive assez rapidement, composé d’attiéké, tilapia braisé, tomates et oignons partiellement cuits, salade de laitue, tomate et vinaigrette
* attiéké correct, sans grand relief et manquant un peu de finesse à mon goût

 

 
* poisson bien braisé mais pas exceptionnel, il faut du rock’n'roll dans l’assaisonnement, ça fait "bon, les gens, mon mari a cru bon de vous inviter sans chercher à savoir ce que j’avais prévu et ça me saoule donc c’est du vite fait" (sans passion, mais comme c’est une cuisinière plutôt bonne, ça marche quand même)

 

 
* l’espèce de sauce m’a un peu énervée parce qu’elle est partiellement cuite, pas mi-cuite, pas deux ou trois cuissons différentes et claires, non, des semi-cuissons brouillonnes, hésitantes et agaçantes; en plus tomate et oignon sont tranchés trop gros et l’ensemble est trop citronné

 

 
* le piment est bon, piquant mais pas incendiaire (nous en avons repris plusieurs fois), il est présenté dans un petit bocal, ça change un peu en revanche on n’a pas de cuiller pour se servir, ce qui implique d’utiliser son couteau or on ne sait pas qui d’autre a trempé le sien avant ….

 

 
 - on m’a parlé de thé à la menthe, je me suis fait un film façon Casablanca, et bien non, j’ai eu un sachet (plus du sucre et un biscuit auquel j’ai vaillamment résisté). Je rajoute un petit mot pour dire que j’ai beaucoup aimé la cuiller design qui accompagnait la tasse, très pratique.
- prix corrects (plat 16 €, jus de gingembre 3 €, cocktails 6 €)

 

 

 
Les +
- l’accueil et les efforts pour que nous nous sentions à l’aise
- l’attiéké-poisson qui a un bon potentiel (mettez du rock’n'roll les amis!)
- l’idée des concerts
– les quelques livres et BD disponibles

 

 

 
Les -
- les assaisonnements à dynamiser
- le bruit (le trop-plein de décibels en bas, les clients qui croient qu’ils sont au village)
- les toilettes peintes en noir, mal éclairées et pas discrètes (c’est là qu’on dit merci la musique trop fort)

 

 

Conclusion : ça passe, il y a un bon potentiel, j’ai bien envie de goûter les sauces et les cocktails donc je vais y retourner. A garder dans son carnet d’adresses. En plus c’est ouvert le soir "jusqu’à fatigué".
PS : la cuisinière a un joli sourire et elle est mignonne.

 

 

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Au fait, Conceptualist Hic, comment était l’aloco?

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